10/05/2012

Monde pluriel, un ouvrage de Bernard Lahire

La tradition sociologique repose notamment sur la production d’ouvrages de nature épistémologique qui fournissent généralement un éclairage essentiel sur l’œuvre d’un auteur. On pense bien sûr à ceux d’Emile Durkheim ou de Max Weber dont les réflexions sur le caractère scientifique de la sociologie forment de véritables marqueurs intellectuels : points de références, guides méthodologiques, programmes de recherches, plaidoyers pour l’étude du social … et on en passe. Les auteurs contemporains ne dérogent pas à cette tradition et maintiennent cette volonté d’une explication globale de leurs recherches. Ainsi Bourdieu, Boudon, Touraine ont écrit plusieurs ouvrages à caractère épistémologique et méthodologique visant à clarifier leurs postulats : champs, habitus, violence symbolique, individualisme méthodologique, effets pervers, idéologie, intervention sociologique, notion de sujet… Le récent lauréat de la médaille d’argent du CNRS, Bernard Lahire, s’inscrit dans ce sillon qu’il a déjà contribué précédemment à creuser avec des livres comme L’homme pluriel ou L’esprit sociologique.

La suite du compte rendu sur le site de Lectures : http://lectures.revues.org/8371

19:28 Écrit par Guillaume ARNOULD dans Lectures, Sociologie |  Facebook | | |

14/04/2012

La communication

 Communiquer c’est faire partager, faire connaître, se mettre en relation avec quelqu’un.

 

        Une notion à large portée

Elle touche à la fois à l’information, aux techniques, aux supports de communication.

La communication n’est pas une notion moderne, elle est d’ailleurs un sujet d’étude anthropologique classique. Par contre le contexte technologique et social ayant fortement évolué, les médias de masse et les technologies de l’information et de la communication (TIC) ont renouvelé son analyse. L’information communication est un sujet d’étude autonome.

La communication reste une activité sociale basique. Elle peut être analysée de manière pluridisciplinaire : sémiologie, anthropologie, psychologie …

 

        L’approche technique

Shannon & Weaver (1975) étudient par exemple le modèle de communication d’un point de vue technique et scientifique. La communication est la transmission d’un message d’un émetteur à un récepteur par le biais d’un canal et qui peut subir des perturbations.

Communiquer s’est s’assurer que le message circule correctement de la source au destinataire.

Dans cette logique Wiener (1962) insiste sur la rétroaction dans le processus de communication : le message a un effet sur celui qui le transmet.

La communication peut aussi être vue comme l’étude des médias de communication.

Mc Luhan (1968) étudie le rôle primordial joué par le medium sur les modes de connaissance. Le medium est le message, il peut impliquer une participation sociale forte des individus.

 

        L’approche psycho-sociale

Les théoriciens de l’école de Palo Alto considèrent le processus de communication d’un autre point de vue. Ils insistent sur la généralité des processus de communication. Watzlawick (1979) montre que tout comportement a la valeur d’un message, la communication est donc inévitable. Hall (1959) insiste sur le langage silencieux, càd la manière dont les comportements ou les tenues participent à la communication.

De même, la sociologie interactionniste analyse l’importance des actes de communication.

Goffman étudie les actes et les rites par lesquels les individus communiquent, les relations publiques peuvent être vues comme une mise en scène des individus. Les rites sociaux sont également déterminants dans les interactions (ex : la gestuelle).

Q : quelle est l’importance du contexte dans l’étude de la communication ?

 

I] Les médias

L’avènement de la communication de masse pose de nouvelles questions à la communication.

 

  • Les processus d’influence

Il faut saisir la manière dont les médias agissent sur les individus. Ex : le marketing, Cochoy (1999)

Ainsi Lasswell (1948) considère qu’on peut réduire l’étude des processus de communication à une série de questions : qui dit quoi, par quel canal, à qui et avec quel effet ?

Cette approche positiviste a permis de dépasser la tradition critique de l’influence des masses.

Tarde, Le Bon ou Tchakhotine insistent par exemple sur les phénomènes de propagande et les comportements dangereux des foules.

Packard (1958) critique également le phénomène de persuasion clandestine auquel procède la publicité. Le consommateur est manipulé à son insu.

Les analyses de l’école de Francfort sur l’aliénation culturelle suivent la même logique.

Dès lors, des études empiriques ont tenté d’analyser concrètement les processus d’influence médiatique. Katz & Lazarsfeld (1955) montrent que ce sont les relations interpersonnelles qui sont déterminantes dans la réception des messages. La communication suit deux étapes : le message est transmis puis interprété par des leaders d’opinion qui le reformulent.

L’influence des médias n’est donc pas si forte.

Les médias ont un effet « agenda » : ils influencent le public sur la matière pas sur le contenu. McCombs & Shaw (1972) montrent que la manière dont les médias exposent les problèmes pousse les individus à s’intéresser précisément à ces questions.

 

  • La réception des messages

Les « cultural studies » insistent sur le contexte culturel, social et individuel dans lequel les individus interprètent les communications. Cela détermine le sens qu’ils leur donnent.

Hoggart (1970) étudie la manière dont les classes populaires réagissent face aux produits culturels qui leur sont proposés par un mélange de méfiance et de réappropriation.

Hall (1994) analyse ce décalage entre le codage par l’émetteur et le décodage par le récepteur. C’est le code socialement dominant du récepteur qui donne un sens au message.

Ex : Liebes & Katz (1990) l’interprétation de la série Dallas dans des contextes socio-culturels variés.

Pasquier (1995) étudie l’impact de la série Hélène et les garçons sur l’éducation sentimentale des adolescents. La série propose des modèles comportementaux et sociaux qui permettent de s’interroger sur les relations amoureuses. Elle favorise l’identification des plus jeunes filles et l’ironie des autres téléspectateurs (qui regardent quand même).

L’étude des médias a beaucoup insisté sur le rôle du canal de transmission, en particulier sur la télévision.

Dayan & Katz (1996) considèrent que la télévision est productrice d’évènements.

C’est la télévision cérémonielle : elle utilise des ressorts dramaturgiques pour ritualiser le message qu’elle souhaite transmettre. Ex : l’importance de l’événement

Mehl (1996) met en valeur l’aspect compassionnel et intimiste de certains programmes de télévision. Le but est de permettre l’identification des récepteurs.

Pour Wolton (1990) la télévision généraliste est un facteur de lien social, elle permet de partager des expériences et de se situer socialement. Mais Missika (2006) considère que le nouveau contexte économique et concurrentiel va entraîner la fin de la télévision telle qu’on l’avait étudiée jusqu’à présent.

 

II] Les techniques de communication

Les progrès technologiques ont renouvelé la réflexion sur le rôle des techniques sur les processus de communication.

 

  • Le rôle de la technologie

La sociologie des sciences montre l’influence sociale des innovations technologiques

Latour (1992) étudie l’échec d’une invention du fait de son rejet par les utilisateurs, malgré la satisfaction des ingénieurs qui ont mené le projet.

Castells (2001) montre les changements induits par le développement de l’Internet.

Les TIC bouleversent l’économie (production en réseaux), la société (nouvelles formes de sociabilité), la politique (participation de la société civile) et la culture.

Cependant l’inégalité et l’exclusion sociale ne sont pas éliminées. Le risque de fracture numérique peut être évité par la diffusion des TIC et de l’instruction. Castells plaide pour une régulation et un travail démocratique afin d’éviter le renforcement des inégalités.

 

  • L’influence de la communication sur l’organisation économique

Alter (1986) étudie les décisions d’investissement technologique. La diffusion des innovations repose sur des stratégies d’acteur qui leur permet de modifier le fonctionnement d’une organisation à leur profit ou qui peut, au contraire, réduire leur autonomie.

Ex : les logiciels d’aide à la décision ou les XAO, assistance par ordinateur

Touraine (1969) & Bell (1976) ont montré que les technologies modifient la division du travail héritée de l’ère industrielle. Dans la société post-industrielle, le pouvoir appartient à celui qui maîtrise l’information.

Les relations de travail sont perturbées par l’introduction de nouvelles technologies qui permettent à la fois d’accroître la productivité et de mieux contrôler l’exécution des tâches.

Méda (1995) en fait une des causes de la remise en question de la valeur du travail.

 

Conclusion :

La sociologie de la communication est à la fois intemporelle et contextualisée.

Pour éviter le simplisme ou la naïveté, il faut donc délimiter socialement, techniquement ou géographiquement l’analyse.

 

Références :

ALTER, Norbert : La gestion du désordre en entreprise, L’Harmattan, 1986

BELL, Daniel : Vers la société post-industrielle, Robert Laffont, 1976

CASTELLS, Manuel : La galaxie Internet, Fayard, 2001

COCHOY, Franck : Une histoire du marketing, La Découverte, 1999

DAYAN, Daniel & KATZ, Elihu : La télévision cérémonielle, Puf, 1996

GOFFMAN, Erwing : Les rites d’interaction, Minuit, 1974

HALL, Edward T. : Le langage silencieux, Seuil, 1959

HALL, Stuart : Codage/encodage, Réseaux, 1994

HOGGART, Richard : La culture du pauvre, Minuit, 1970

KATZ, Elihu & LAZARSFELD, Paul : Influence personnelle, Armand Colin, 1955

LASSWELL, Harold : Power and personality, Transaction Publishers, 1948

LATOUR,Bruno: Aramis ou l’amour des techniques, La Découverte, 1992

LE BON, Gustave: Psychologie des foules, Puf, 1895

LIEBES, Tamar & KATZ, Elihu : Six interprétations de la série Dallas, Hermès, 1990

MEHL, Dominique : La télévision de l’intimité, Seuil, 1996

MEDA, Dominique : Le travail Une valeur en voie de disparition, Aubier, 1995

McCOMBS, Maxwell & SHAW, Donald : The agenda-setting function of mass media, Public Opinion Quarterly, 1972

McLUHAN, Marshall : Pour comprendre les médias, Seuil, 1968

MISSIKA, Jean-Louis : La fin de la télévision, Seuil, 2006

PACKARD, Vance : La persuasion clandestine, Calmann Levy, 1958

PASQUIER, Dominique : « Chère Hélène », Réseaux, 1995

SHANNON, Claude & WEAVER, Warren : La théorie mathématique de la communication, Retz, 1975

TARDE, Gabriel : L’opinion et la foule, Editions du Sandre, 1901

TCHAKHOTINE, Serge : Le viol des foules par la propagande politique, Gallimard, 1935

TOURAINE, Alain : La société post-industrielle, Denoël, 1969

WATZLAWICK, Paul : Une logique de la communication, Seuil, 1979

WIENER, Norbert : Cybernétique et société, Union Générale d’Editions, 1962

WOLTON, Dominique : Eloge du grand public, Flammarion, 1990

11:06 Écrit par Guillaume ARNOULD dans Economie, Sociologie |  Facebook | | |

La santé

        Richesse des Nations et dépenses de santé

 Constat général : la santé est liée à la macroéconomie, car quand les pays sont développés et riches les dépenses de santé augmentent. On constate un lien entre croissance et santé.

L’augmentation des dépenses de santé découle de deux grands facteurs :

- l’augmentation du niveau de vie et des revenus : la santé est un bien de luxe, son élasticité revenu est supérieure à 1 (augmente plus que proportionnellement avec le revenu).

- le progrès technique : la médecine est plus performante, on dispose de nouveaux médicaments ou de nouvelles technologies. Car loi des rendements décroissants !

De plus le contexte actuel est différent, Dormont (2009) :

- le vieillissement : peu d’effets macroéconomiques pour l’instant mais la probabilité est forte …

- le coût : comme la plupart des pays de l’OCDE ont mis en place un financement public c’est un problème pour l’Etat (mais le constat est le même pour un pays comme les USA où l’essentiel du financement est privé).

 

        Une domination de l’approche économique

Pour évaluer économiquement la santé, on peut utiliser trois critères :

- son efficacité : atteindre des objectifs

- son accès : tenir compte des personnes visées

- son coût : total et individuel

La question de la valeur de la vie est posée par Sauvy (1977) dans une logique démographique et de développement. Pour les économistes, au delà des questions éthiques, il faut quantifier la durée de la vie de manière monétaire pour arbitrer entre différentes solutions.

Ex : lutter contre une épidémie

La santé est également une question essentielle pour les pays en développement, Duflo (2010) montre que quelques actions simples et peu coûteuses peuvent avoir des effets très bénéfiques. Ex : vaccins, moustiquaires …

La sociologie de la maladie et de la médecine ayant une portée moins opérationnelle et plus descriptive. Ainsi Adam & Herzlich (1994) fournissent une synthèse de ses apports : la santé est une construction historique. Ex : médecine moderne, épidémies ; les déterminants sociaux de la santé ; l’interprétation sociale et culturelle de la maladie ; la relation médecin-malade ; la sociologie de l’hôpital.

 

I] L’organisation des systèmes de santé

On retrouve les oppositions typologiques classiques de l’Etat Social : bismarckien / fondé sur la profession et l’activité ou beveridgien / universel.

 

  • Economie des systèmes de santé

Plusieurs éléments d’analyse ont été avancés

- Le risque

C’est Arrow (1963) qui a mis en valeur le caractère original de la santé : c’est un problème économique car elle est indissociable d’un choix en situation d’incertitude.

Ex : prévention ou hospitalisation

- Les incitations

L’économie de la santé est un des grands domaines d’application de l’économie de l’information.

Dans un système de santé, la plupart des intervenants sont dans une situation d’asymétrie d’information, Rothschild & Stiglitz (1976).

Ex : patients, médecins, hôpitaux, assureurs …

De plus, la santé est source d’externalités (ex : épidémies) et certains biens sont des biens publics (ex : brevets, vaccins).

De même, l’assurance santé peut entraîner un aléa moral : le fait d’être couvert peut inciter à minimiser le risque ou la qualité des soins.

La tarification des soins peut entraîner de la sélection adverse : si elle est trop élevée, seules les personnes à risque vont s’assurer et si elle est trop faible, seuls les mauvais médecins seront disponibles.

Enfin, l’économie des soins subit des relations d’agence puisque le médecin prescrit, la patient est un client, puis l’assureur rembourse.

 

  • Sociologie des systèmes de santé

Approche plus basée sur la représentation sociale de la santé des individus.

- La profession médicale

S’appuie sur les travaux classiques de Parsons ou des interactionnistes pour mettre en valeur la particularité des relations liées à la santé.

Ainsi le jugement sur l’état de santé relève de l’expertise. Dodier (1993) montre que le médecin du travail ne se contente pas d’appliquer un savoir objectif mais qu’il prend une décision complexe et circonstancielle, liée à la fois à des caractéristiques individuelles et collectives.

De plus la sociologie a étudié l’organisation hospitalière.  Peneff (1992) a ainsi mené une enquête d’observation participante d’un service des urgences montre les différences de statuts (brancardiers ou infirmières) et l’alternance routine/urgence qui joue sur les rapports hiérarchie/coopération.

- L’expérience de la maladie

A travers l’étude des asiles Goffman (1968) considère que l’hôpital ne remplit pas qu’une fonction thérapeutique, mais tend plutôt à écarter les malades mentaux du reste de la société.

Idée qu’il approfondit en montrant la stigmatisation subie par les handicapés, Goffman (1975). Cela pousse les individus à mettre en œuvre des stratégies : cacher la différence, modifier sa condition ou se retirer de la vie sociale.

Enfin, les épidémies sont des périodes sociales clés pour relier santé et société : Pollak (1988) étudie ainsi le cas du SIDA dans la communauté homosexuelle. Il montre notamment les difficultés de mobiliser autour de cette cause, l’ambivalence entre le traumatisme de la maladie et l’espoir de guérison ou encore le soutien apporté par des associations de malade proches des victimes plus que par les familles …

 

II] La réforme des systèmes de santé

Les dépenses sont engagées à un niveau décentralisé avec de nombreuses asymétries d’information.

 

  • La variété des systèmes

Phelps (1992) constate empiriquement cette variété tant dans la pratique médicale que dans les coûts.

Cela va du système bureaucratique du NHS anglais (coûts faibles mais rationnement) au système concurrentiel américain (coûts élevés et fortes inégalités).

On constate que les inégalités face à la santé sont corrélées au statut social (ex : PCS) et aux revenus. Cela semble confirmer l’hypothèse que la santé est un bien de luxe ou que la valeur de la vie augmente. Ainsi cela justifie des réformes de type Couverture Maladie Universelle (CMU) pour favoriser l’accès à la santé des plus modestes.

Majnoni D’Intignano (2005) souligne que le système français possède un financement bismarckien et fournit des soins de type beveridgien. C’est un système centralisé avec une forte régulation étatique pour la protection sociale mais avec une dose de mécanismes de marché (ex : médecine libérale, assurances privées).

Il poursuit une double logique :

- contrôle de l’offre de soins. Ex : numerus clausus, carte sanitaire

- rationnement budgétaire. Ex : tarification des prestations hospitalières

Les prix sont déconnectés de la demande, d’où une gestion par les quantités.

 

  • Les débats

Pour réformer les systèmes, on peut chercher à mettre en œuvre de meilleures incitations (dans une logique d’économie normative) pour éviter que les offreurs maximisent leur profit en augmentant les actes ou les prescriptions et pour éviter que les demandeurs maximisent leur utilité en augmentant les soins.

On peut proposer des menus de contrats pour obtenir l’information sur les patients ou les docteurs. On peut également réaliser des « benchmark » : comparer les offres de soins.

Sachant qu’il serait trop coûteux d’extraire toute l’information sur la santé, Geoffard (2009) montre qu’une mise en concurrence des assureurs, des médecins ou des hôpitaux n’aurait pas pour effet d’accroître l’efficacité mais déboucherait sur une concurrence imparfaite.

Pour améliorer le financement, on cherche à diminuer les dépenses par la responsabilisation.

Ex : panier de soins, ticket modérateur, dossier médical, médecin référent …

On estime que les dépenses de santé représentent en moyenne 8,4 % du PIB des pays de l’OCDE (d’où une gestion étatique depuis la réforme de 1995).

Pour Elbaum (2008) cette orientation vers des réformes d’inspiration libérale entraîne une dualisation progressive entre solidarité et logique assurantielle.

Ex : la réforme de santé aux USA

On peut également s’interroger sur le gouvernement de la Sécurité sociale : le système français a longtemps reposé sur le paritarisme jusqu’à la réforme de 1995. Pour Palier (2002) le système est inadapté au nouveau contexte économique et social. Mais pour le réformer il faudrait arbitrer entre quatre objectifs contradictoires :

- la viabilité financière

- l’égal accès

- la qualité des soins

- la liberté des patients et des professionnels

 

Conclusion :

Renouveau de l’économie de la santé par les travaux empiriques sur l’effet placebo ou la pénibilité au travail … Approfondissement de la sociologie de la santé avec le rôle des inégalités sociales, l’expérience médicale …

 

Références :

ADAM, Philippe & HERZLICH, Claudine : Sociologie de la maladie et de la médecine, Armand Colin, 1994

ARROW, Kenneth : Incertitude et économie du bien-être des soins médicaux, in Théorie de l’information et des organisations, Dunod, 1963

DODIER, Nicolas : L’expertise médicale, Métailié, 1993

DORMONT, Brigitte : Les dépenses de santé, Editions de la Rue d’Ulm, 2009

DUFLO, Esther : Le développement humain, Seuil, 2010

ELBAUM, Mireille : Economie politique de la protection sociale, Puf, 2008

GEOFFARD, Pierre-Yves : Concurrence en santé: marché des soins, marché de l’assurance, Regards Croisés sur l’Economie, 2009

GOFFMAN, Erving : Asiles, Minuit, 1968

GOFFMAN, Erving : Stigmate, Minuit, 1975

MAJNONI D’INTIGNANO, Béatrice : L’organisation du système de santé français, in TRONQUOY, Philippe dir., La santé, La Documentation Française, 2005

PALIER, Bruno : Gouverner la sécurité sociale, Puf, 2002

PENEFF, Jean : L’hôpital en urgence, Métailié, 1992

PHELPS, Charles : Les fondements de l’économie de la santé, Publi-Union, 1992

POLLAK, Michael : Les homosexuels et le sida, sociologie d’une épidémie, Métailié, 1988

ROTHSCHILD, Michael & STIGLITZ, Joseph : Equilibrium in competitive insurance markets, Quarterly Journal of Economics, 1976

SAUVY, Alfred : Coût et valeur de la vie humaine, Hermann, 1977

11:03 Écrit par Guillaume ARNOULD dans Economie, Sociologie |  Facebook | | |