10/02/2012

Les pays en développement

Plusieurs contraintes pèsent sur l’étude économique des pays en développement de 1945 à 1973 : le système colonial, la diversité des situations, la lecture géopolitique …

  • Développement et politique

En effet, dans un monde bipolaire les pays en développement devaient soit se rallier au bloc capitaliste soit au bloc communiste. Logique de la guerre froide.

Mais les problèmes liés au retard économique de certains pays n’étaient pas réellement prises en compte. C’est pourquoi l’expression de Tiers Monde s’est imposée : l’idée que la majorité du monde n’est pas reconnue par les grandes puissances.

Ex : les pays non-alignés (1955)

Pourtant, cette recherche de spécificité des pays du tiers monde ne rend pas compte de la diversité des pays qui le composent : c’est pourquoi l’économie s’intéresse au développement pas au tiers monde et à sa dimension politique.

Le Tiers mondisme relève de plusieurs logiques :

-         soutien intellectuel des pays occidentaux

-         développement de théories spécifiques à la dépendance

-         création d’institutions adaptées (CNUCED, PNUD)

-         justification de régimes autoritaires

-         occultation des inégalités sociales intérieures

Les luttes contre le fascisme ont souvent reposé sur les colonies de l’empire : il faudra pourtant attendre le début des 70 pour qu’elles soient indépendantes politiquement.

  • Développement et décolonisation

La décolonisation commence au Moyen Orient (Egypte en 1922 ; Irak en 1930 ; Syrie, Liban & Transjordanie en 1946) puis en Asie (Pakistan, Inde, Ceylan et Birmanie en 1947 ; Indonésie en 1949 ; Laos & Cambodge en 1954 ; Malaisie en 1957 ; Singapour en 1965).

La décolonisation de l’Afrique est progressive : la majorité des pays accèdent à l’indépendance entre 1950 et 1960. Le Mozambique et l’Angola seront les derniers pays à se décoloniser en 1975. Rappel essentiel pour appréhender la difficulté d’une analyse simple.

Constat de fait : l’indépendance politique n’est s’est pas accompagnée de l’indépendance économique. Les inégalités mondiales se sont accrues. Bairoch (1970) décrit la persistance de fortes différences d’espérance de vie, de mortalité infantile, d’analphabétisme ou de revenu par habitant entre les pays du tiers monde. Vision entendant montrer les défis à relever qui illustre bien la possibilité d’une approche misérabiliste ou pessimiste.

Q : quels défis des pays en développement sont encore actuels ?

 

I] Développement et secteurs économiques

  • L’agriculture

La population des pays en développement est majoritairement rurale : 73,3 % en 1950 et 61 % en 1980 alors que la population agricole est passée de 305 à 500 millions.

La superficie exploitée par actif agricole diminue car les réserves de terres agricoles sont limitées. Ce n’est pas un facteur favorisant l’augmentation de la productivité agricole.

Ce statut du secteur agricole découle de la domination coloniale, Bouvier (1978) : échange de produits manufacturés contre des produits agricoles issus des techniques traditionnelles.

Bairoch note que c’est une agriculture d’exportation qui se développe et qu’elle est rapidement confrontée à une saturation des besoins des pays importateurs. Or les prix agricoles diminuent fortement en cas de décalage entre offre et demande. Cette dynamique rend les termes de l’échange défavorable.

De plus, contrairement au phénomène constaté à l’origine de la révolution industrielle, l’agriculture n’est pas à l’origine d’un effet d’entraînement économique en Afrique et en Amérique Latine. Phénomène d’accaparement des rentes agricoles.

Enfin, les pays en développement possèdent une agriculture vivrière (alimentaire) forte mais négligée par rapport à l’exportation. On parle de dualisme agricole.

Dès lors, deux grandes conséquences négatives en découlent : la dégradation de l’environnement et le déficit alimentaire.

  • L’industrie

Les pays dominés par les puissances coloniales sont moins industrialisés. L’analyse marxiste-léniniste en fait même un des fondements de l’économie capitaliste.

La première mondialisation voit en effet une domination industrielle de l’Angleterre découlant d’une supériorité technique combinée à une ouverture forcée au libre échange.

L’ouverture aux échanges de nations peu industrialisées peut donc être négatif.

La forte baisse des coûts de transport mondiaux favorise l’exportation de matières brutes à faible valeur ajoutée, car les pays développés conservent les industries de transformation à proximité des marchés de débouchés. Seules la production et l’extraction sont délocalisées.

On constate donc une forte augmentation de la production de pétrole et de minerais liée à la demande des pays développés. 8 % par an en moyenne de 1948 à 1973.

La crise des années 70 va réduire cette production.

La production manufacturière augmente d’environ 5,5 % par an par habitant de 1945 à 1975. C’est un montant supérieur à celui des pays développés : il y a un processus de substitution de l’industrie manufacturière. La division internationale du travail conduit à développer la production de certains produits dans les pays en développement. Ex : fil de coton ou ciment.

Mais, la production industrielle est très concentrée géographiquement. Le Brésil, le Mexique, la Corée du Sud, Hong Kong, Singapour et Taïwan représentent 70 % des capacités industrielles et 10 % de la population du tiers monde à la fin des 70’s.

L’industrie manufacturière dépend fortement des entreprises multinationales de la Triade.

  • Les services

Les pays en développement sont caractérisés par un secteur tertiaire informel très large. La tertiarisation des pays du tiers monde s’est réalisée dans la contrainte : c’est un moyen de survivre dans le cadre d’une urbanisation massive.

Difficile à mesurer par essence, Lautier (2004) estime qu’elle concerne entre 60 à 70 % de l’emploi en Afrique, 50 % en Asie, 35 % en Amérique Latine ; alors qu’elle ne concerne que 5 à 10 % pour les pays développés et 20 à 30 % en Europe de l’est.

Mais l’économie informelle ne favorise pas le développement pour deux raisons : ce ne sont pas des alternatives à l’absence de politique sociale et ce sont généralement des activités illégales et nuisibles (trafics).

Hugon (1980) met en valeur l’existence d’un secteur non structuré marchand : production à petite échelle, sans salariat réel, ni capital mais avec circulation monétaire et vente. Or ce dualisme ne favorise pas les gains de productivité ou l’innovation.

 

II] Typologies du développement

Constat de la diversité des tiers mondes : ce sont les pays asiatiques qui ont le mieux réussi leur insertion dans le commerce mondial.

L’Afrique peut être décomposée en trois, Hugon (1995) : les pays à économie préindustrielle, les pays rentiers et les pays en voie d’industrialisation.

  • Les économies préindustrielles

Elles se situent essentiellement en Afrique subsaharienne.

Ces pays sont caractérisés par la prépondérance d’un petit nombre de produits primaires d’exportation dont les prix internationaux sont fluctuants. Ainsi ce secteur dominant n’a pas d’effet positif sur le reste de l’économie. Le secteur manufacturier est donc peu développé.

Les économies préindustrielles subissent très lourdement les baisses de cours des matières premières, d’autant qu’elles ne mènent pas de politiques agricoles. Les technologies employées sont inadaptées et ne permettent pas de dégager de gains de productivité, elles expliquent les risques alimentaires persistants liés à l’accroissement démographique. Pour Dockès & Rosier (1988) la stagnation agricole est culturelle, elle ne relève pas de l’économie.

  • Les économies rentières

Il s’agit essentiellement des pays pétroliers et gaziers : pays du Golfe persique, Nigeria, Gabon, Venezuela … Le terme « rente pétrolière » est apparu avec les chocs pétroliers pour qualifier les pays. L’économie du pétrole découle en fait de l’action des multinationales du secteur et des Etats disposant de ressources. On l’associe à une croissance sans développement : les pays subissent un dualisme fort du fait de la coexistence de l’industrie pétrolière et d’activités faiblement productives.

De plus, la rente pétrolière fournit des ressources qui ne sont pas toujours investies ou redistribuées de manière efficace. Ex : Iran ou Algérie.

  • Les économies à industrialisation « intravertie »

Pays qui pratiquent la substitution aux importations. La plupart en Amérique Latine.

Pratiques protectionnistes afin de favoriser l’industrie lourde (sidérurgie et pétrochimie) et l’industrie des biens de consommation durable (automobile et électroménager).

Rôle de pilotage des Etats. Logique reposant sur le marché domestique puisqu’il n’y a pas de concurrence mondiale. Mais deux grandes limites : le financement de cette stratégie se fait par l’exportation de matières premières ; la demande domestique n’est pas suffisante.

  • Les économies à régime mixte

Pays ayant développé une industrie manufacturière, pays insérés dans l’économie mondiale à petite échelle (surtout par le biais de multinationales), intervention forte de l’Etat et profondes inégalités sociales. Ex : Mexique, Brésil et Inde.

  • Les nouveaux pays industrialisés

Pays à économies tayloriennes menant des stratégies de promotion des exportations avec une spécialisation dans les secteurs dynamiques de la division internationale du travail.

Au préalable, production de biens manufacturés simples (aide financière américaine et multinationales). Sous l’impulsion des Etats et des firmes, leur spécialisation a évolué rapidement vers des produits à haute valeur ajoutée. Ex : électronique.

 

Conclusion : éviter les préjugés (ex : démographie), considérer la question politique.

 

Références :

BAIROCH, Paul : Le tiers monde dans l’impasse, Gallimard, 1970

BOUVIER, Jean : Les mécanismes de domination, in LEON, Pierre dir., Histoire économique et sociale du Monde, Armand Colin, 1978

DOCKES, Pierre & ROSIER, Bernard : L’Histoire ambiguë, Puf, 1988

HUGON, Philippe : Dualisme sectoriel ou soumission des formes de production au capital, Tiers Monde, 1980

HUGON, Philippe dir. : L’Afrique des incertitudes, Puf, 1995

LAUTIER, Bruno : L’économie informelle dans le Tiers monde, La Découverte, 2004

20:16 Écrit par Guillaume ARNOULD dans Histoire |  Facebook | | |

L'expérience soviétique

Phénomène qui débute avec la révolution d’octobre 1917 : déclenchée par la guerre et basée sur la révolution de février d’inspiration sociale-démocrate.

Plusieurs points sont essentiels :

  • Le rapport avec Marx

Les soviétiques s’inspirent de Marx mais doivent adapter sa pensée à la spécificité de la Russie. Pour Marx, le communisme s’appuie sur la classe ouvrière et les syndicats comme agents du changement. Pour Lénine, le communisme passe par la politique : un parti doit organiser les masses pour les guider vers le socialisme.

Le communisme soviétique est donc un « socialisme sans Marx » Nove (1983).

  • Le rapport avec la politique

Avant d’être un événement économique, le bolchevisme est avant tout une expérience politique. Le régime qui est mis en place à partir de 1917 peut être considéré de deux manières selon Werth : pour l’école totalitarienne, c’est un régime basé sur l’endoctrinement et la terreur d’un état tout puissant ; pour l’école révisionniste, c’est un régime qui contient à la fois des éléments de consensus social et d’incohérences.

  • Le rapport avec le capitalisme

L’expérience soviétique marque une rupture économique mais qui s’inscrit dans le capitalisme. Celui-ci n’est pas nié, il devient même le « capitalisme d’état » càd entre les mains du pouvoir politique.

  • La situation économique de la Russie en 1917

Pays essentiellement agricole, très faiblement industrialisé et donc classe ouvrière ultra-minoritaire. C’est donc un paradoxe que la révolution bolchevique ait eu lieu en Russie, et cela va en déterminer en grande partie le cours : la classe la plus représentée étant la paysannerie dont les rapports avec le pouvoir seront fluctuants et conflictuels Lewin (1966).

  • Les premières étapes du communisme soviétique

Le communisme de guerre (1917-1921) : pays assiégé, réquisitions agricoles, nationalisations à géométrie variable (surtout dans le domaine financier), centralisation économique et démonétisation de l’économie (contre l’inflation).

La NEP (1921-1928) : mise en œuvre du capitalisme d’état et retour partiel au marché dans le domaine agricole qui favorise un redressement industriel.

Les premiers plans quinquennaux (1928-1940) : l’enrichissement des koulaks et la volonté d’industrialiser le pays poussent Staline à mettre un terme à la NEP et à mettre en œuvre une collectivisation généralisée de l’économie basée sur une planification centralisée impérative.

La deuxième guerre mondiale (1941-1945) : mobilisation économique du pays et effort de guerre exceptionnel grâce aux sacrifices humains de la population.

Q : pourquoi cette expérience a pu être considérée comme un modèle économique alternatif ?

 

I] Extension de l’économie soviétique

Après la victoire au terme du second conflit mondial, l’URSS est la deuxième grande puissance mondiale.

  • Un système économique

La poursuite des plans quinquennaux a permis la reconstruction du pays et l’industrialisation massive. Ex : énergie et sidérurgie. L’URSS demeurant dans une logique de guerre.

La société soviétique est en mutation : le nombre de paysans baisse, celui des ouvriers augmente. Phénomène d’exode rural et d’urbanisation.

Le système communiste est marqué par plusieurs faiblesses :

-         la bureaucratie : l’économie est administrée de manière centralisée par le Gosplan. Les objectifs sont souvent irréalistes. Les prix et les financements sont fixés arbitrairement. La logistique est inefficace. La production est déconnectée des besoins sociaux.

-         les déséquilibres sectoriels : l’industrie lourde étant privilégiée, ni les biens de consommation, ni l’agriculture ne sont suffisamment développés. Certains biens sont donc rationnés.

-         la déstalinisation manquée (Asselain) : à partir de 1953 le changement à la tête du régime ne remet pas en cause le modèle stalinien. Les évènements politiques du bloc soviétique relèguent l’économique au second plan et débouchent sur une relance de la planification volontariste.

L’extension de l’économie soviétique correspond à l’utilisation de la planification comme politique économique. Les plans sont parfois révisés ou abandonnés. Ex : défrichement de terres ou industrialisation de secteurs peu développés.

On peut également y voir la marque des stratégies géopolitiques de l’URSS : le nucléaire et l’aérospatial.

Pour Zaleski (1980) la planification est à la fois un instrument de gestion de la conjoncture et la marque d’une vision d’avenir. Mais le plus important dans cette démarche est qu’elle permet de stimuler la production (l’effort) plutôt qu’atteindre impérativement ses buts.

Les tentatives de réforme de la planification (déconcentration) ne seront pas efficaces car les plans continuent de fixer des objectifs irréalistes.

En 1964, les nouveaux dirigeants décident donc de centraliser à nouveau la planification, d’y adjoindre l’autonomie financière des entreprises et l’intéressement des travailleurs. De plus, l’URSS tente de favoriser le développement technologique de la gestion.

Mais l’URSS est en train de subir un ralentissement de sa croissance économique : les objectifs des plans ne sont pas atteints, ils sont inadaptés à un accroissement des richesses, la politique étrangère rend nécessaire les investissements à l’étranger.

  • Le bloc soviétique

Parallèlement au communisme en URSS, les économies des démocraties populaires d’Europe sont « soviétisées ». Transposition du modèle soviétique de manière quasi-uniforme.

-         planification centralisée, orientée vers l’industrie

-         collectivisation totale de l’économie

-         le Comecon (1949) : coopération économique basée sur les complémentarités

Plans également irréalistes et évolution de niveaux de vie encore plus défavorables qu’en URSS. Les tentatives de réforme ou d’adaptation seront toujours des échecs.

 

II] Le déclin de l’économie planifiée

Le ralentissement de la croissance est généralisé à partir de la fin des années 70.

  • Les limites de l’économie planifiée

La productivité stagne (elle est inférieure à celle des pays développés) et le niveau de vie est également moins élevé que celui des pays occidentaux.

Seule une minorité de la population a réellement profité du système : la nomenklatura.

Les réformes entreprises ne produisent pas d’effets car la planification reste centralisée.

En 1982, l’URSS est une grande puissance politique mais aussi un pays en retard économiquement. Les limites économiques sont de plusieurs ordres :

-         la gestion bureaucratique et centralisée reste trop rigide : il est inadapté à la complexité de l’économie soviétique. Elle privilégie le quantitatif au qualitatif.

-         l’industrie militaire est la priorité économique : les dépenses militaires concentrent l’essentiel de l’investissement productif.

-         les technologies employées sont inadéquates : adaptées pour le nucléaire ou l’aérospatial, elles sont déficientes pour l’énergie, la mécanique ou l’électronique.

-         la main d’œuvre n’est pas utilisée de manière rationnelle : certains secteurs emploient trop de personnel, la démotivation est très élevée.

-         l’agriculture souffre d’un retard important : la productivité agricole est faible, les techniques sont obsolètes, la logistique est inefficace pour un territoire aussi vaste. L’URSS doit importer de nombreux produits agricoles.

-         l’énergie est mal exploitée : alors que le pays dispose de ressources considérables, les techniques utilisées ne permettent pas de produire suffisamment d’hydrocarbures.

L’instabilité politique de 1982 à 1985 favorise l’immobilisme.

  • Un système non réformable ?

L’URSS est un économie de pénurie au début des années 80 (Kornaï). Les biens agricoles ou de consommation sont rationnés. Les soviétiques épargnent donc une grande partie de leur revenu. Une économie parallèle se développe : travail non déclaré ou corruption.

Le nouveau dirigeant de l’URSS décide donc de réformer l’économie soviétique pour tenter de la sauver. Gorbatchev sera pourtant son dernier leader …

Aspect politique : glasnost = transparence. Aspect économique : perestroïka = restructuration.

Les réformes économiques reposent sur deux principes :

-         décentraliser : la gestion doit revenir aux responsables locaux et non aux bureaucrates

-         augmenter et hiérarchiser les salaires : différencier revenu et statut des travailleurs

-         libéraliser l’économie : retour à une propriété privée (mais non appliquée)

Mais le fonctionnement autonome des entreprises fait apparaître la rentabilité faible de l’économie soviétique. Le chômage se développe. L’URSS autorise les entreprises étrangères à créer des sociétés mixtes, mais cela ne fonctionne pas.

 

Conclusion :

L’URSS semblait réformable économiquement, mais en empruntant les techniques du capitalisme classique. L’Empire soviétique a pris fin pour des raisons politiques : la Pologne et l’Allemagne mettant un terme aux dictatures communistes.

Début d’une nouvelle histoire …

 

Références :

ASSELAIN, Jean-Charles : Histoire économique du XXe siècle, Presses de Sciences Po, 1995

KORNAI, Janos : Socialisme et économie de la pénurie, Economica, 1980
LEWIN, Moshe : La paysannerie et le pouvoir soviétique, Mouton, 1966
NOVE, Alec : Le socialisme sans Marx, Economica, 1983
WERTH, Nicolas : Histoire de l’Union soviétique, Puf, 2008
ZALESKI, Eugène : La planification stalinienne, Economica, 1980

20:15 Écrit par Guillaume ARNOULD dans Histoire |  Facebook | | |

10/01/2012

Entrepreneurs, entreprise. Histoire d'une idée, un ouvrage d'Hélène Vérin

C’est un livre d’histoire assez original que nous offre Hélène Vérin. Alors que son titre pouvait laisser croire à une étude de type « business history » où seraient décrites les évolutions des entreprises de la petite structure familiale à la grande multinationale capitalistique, c’est bien le sous-titre qui est déterminant. L’analyse de l’idée d’entreprise et d’entrepreneur éclaire d’une manière différente un agent économique et social que tout le monde pense connaître.

La suite de la note sur le site Lectures de Liens socio : http://lectures.revues.org/7181

11:49 Écrit par Guillaume ARNOULD dans Histoire, Lectures |  Facebook | | |