26/06/2012

Les trente glorieuses : l'âge d'or de la croissance

  • Conséquences de la deuxième guerre mondiale

- plusieurs millions de morts

- niveaux de production affectés par le conflit (ex : Japon ou Allemagne)

- nouvel équilibre des puissances politiques : USA et URSS

- le rideau de fer isole les pays de l’est de l’Europe

- émergence du Tiers Monde

- plan Marshall : investissement sous forme de dons dans les pays européens

- début de regroupements européen : Benelux

L’après guerre est donc différencié pour trois grands types de pays : les pays capitalistes, les pays communistes et les pays du Tiers monde.

Etude portant sur les capitalistes.

 

  • Période de grande expansion des économies occidentales de 1945 à 1973, Maddison (1995)

- la croissance s’accélère : taux moyen annuel 1870-1913 = 2,5 ; 1950-1970 = 4,9

- le niveau de vie s’améliore : de nouveaux biens sont produits

- le plein emploi se généralise

- la productivité augmente fortement

Plusieurs facteurs de la croissance sont mis en avant, Crafts & Toniolo (1996) :

- l’augmentation de la population active : baby boom et immigration

- l’amélioration des qualifications

- les transferts de main d’œuvre entre secteurs économiques

- les investissements

- le progrès technique : industrie spatiale, électronique, pétrochimie, pharmacie …

Cette expansion peut s’expliquer par plusieurs dynamiques :

- la reconstruction initie la croissance, Temin (2002) pour l’Europe

- l’Etat joue un grand rôle d’impulsion

- la production et la consommation de masse

- l’ouverture internationale

Q : pourquoi les trente glorieuses sont-elles une période exceptionnelle de l’histoire économique ?

 

 

I] Le nouvel ordre économique international

Les trente glorieuses sont marquées par la domination des Etats Unis et la création d’un cadre institutionnel reposant sur trois piliers :

 

  • La finance et le commerce

Les accords de Bretton Woods : la Finance

La stabilité des échanges internationaux qui reprennent après la guerre et le protectionnisme rend nécessaire la création d’un nouveau système monétaire international.

Bien que Keynes ait proposé la création d’une banque centrale internationale et une nouvelle monnaie mondiale (le bancor), les USA adoptent un système qui leur est plus favorable.

Le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement (Banque Mondiale) sont créés pour financer les pays connaissant des crises de change ou les pays en développement.

Le dollar est la monnaie dominante : c’est la seule à être convertible en or, elle devient l’étalon mondial. La parité des autres devises est définie par rapport au dollar et à l’or.

Les pays s’engagent à défendre leurs parités.

Mais ce système comporte une contradiction interne : il faut que la quantité de dollar soit stable pour maintenir les parités ; il faut beaucoup de dollars pour favoriser les échanges.

Les accords du GATT : le commerce

La conférence de la Havane (1947) prévoit d’instaurer le libre échange à l’échelle mondiale.

Seul le General Agreement on Tarifs and Trade sera ratifié : il prévoit une réduction des droits de douane et des barrières aux échanges.

Le commerce international repose sur la loyauté des échanges (multilatéralisme) et la libéralisation.

 

  • L’intégration européenne

Le plan Marshall donne une impulsion décisive au processus de rapprochement économique des nations européennes.

La Communauté Européenne pour le Charbon et l’Acier (CECA) est créée en 1951 : coopération entre l’Allemagne et la France dans le domaine industriel.

Le Traité de Rome est signé en 1957 : il crée la CEE et la CEEA (énergie atomique) entre le Benelux, la France, l’Allemagne et l’Italie. Une union douanière est établie avec liberté de mouvement des facteurs de production (travail et capital) garantie par des institutions.

L’Association Européenne de Libre Echange (AELE) est instaurée par les pays rejetant la CEE : Angleterre, Danemark, Norvège, Suède, Autriche, Suisse et Portugal. Raison essentielle : l’appartenance au Commonwealth. Mais sa diminution progressive favorise la convergence entre AELE et CEE.

Succès de l’Europe = institutionnel, Eichengreen (2006). Combinaison entre des syndicats orientés vers la solidarité, des employeurs cherchant la cohésion, la compétition et des gouvernements en quête de croissance. Parfaitement adapté à l’ « âge d’or ».

 

II] La dynamique économique

 

  • Un nouveau mode de régulation du capitalisme

Pour l’école de la Régulation, Boyer (2004) ce régime s’appelle le fordisme : production de masse standardisée, consommation de masse, extension du salariat et hausse du pouvoir d’achat. C’est essentiellement un capitalisme monopoliste :

- le salaire individuel est déterminé dans un cadre collectif

- le capital est concentré au sein de grandes firmes multinationales oligopolistiques

- l’Etat joue un rôle d’impulsion économique

L’enchaînement économique vertueux des politiques économiques est décrit par Fourastié (1979) : l’association entre production et consommation de masse est favorisée par une demande effective forte et croissante. Cela favorise l’amélioration de la production.

Les gains de productivité qui en découlent permettent d’accroître le pouvoir d’achat des salariés ce qui favorise la consommation.

 

  • Des politiques économiques d’inspiration keynésienne

Les politiques budgétaires et monétaires visent à garantir le plein emploi, elles ont pour fonction de stabiliser l’économie. On parle de politiques de stop and go : alternance de relance et d’austérité en fonction des cycles économiques. (ex : USA)

Hall (1989) montre ainsi la diffusion de la pensée keynésienne dans les cercles de décision.

L’Etat met en œuvre des mesures de redistribution ou d’investissement public (ex : dépenses militaires). Le but est de stimuler la demande intérieure. Seulement les politiques économiques d’inspiration keynésienne sont accompagnées d’une accélération de l’inflation.

Les régimes de croissance sont très variés selon les zones : les USA dominent l’économie mais leur avance diminue (ex : productivité), l’Europe cherche à s’intégrer, le Japon amorce son décollage.

 

III] La dynamique mondiale

 

  • Un retour progressif vers le niveau d’échange de la première mondialisation.

Les Etats Unis alimentent d’importants mouvements de capitaux qui favorisent la reconstruction européenne. La croissance mondiale est forte, marquée par un quasi plein emploi et des tensions inflationnistes.

Le commerce mondial connaît un essor significatif : les échanges internationaux augmentent de manière spectaculaire (plus vite que la production). Les économies sont de plus en plus ouvertes : la triade USA / Europe / Japon fait son apparition. Le commerce mondial s’effectue entre pays développés.

Pour Vernon (1966) cela s’explique par la théorie du cycle de vie du produit. Un produit connaît quatre phases : introduction, croissance, diffusion et déclin. Les entreprises cherchent à vendre leurs produits dans différents pays pour compenser leur déclin.

Les firmes s’internationalisent de plus en plus : les investissements directs (implantations, rachats) augmentent fortement. Cela favorise les transferts de capitaux et de technologie. Cela favorise également la demande et les gains de productivité.

 

  • Une période caractérisée par une forte augmentation de la productivité

C’est un cercle vertueux : demande, investissement, productivité.

La croissance repose sur le progrès technique : l’augmentation du capital humain et les effets d’apprentissage (expérience) permettent à une main d’œuvre de plus en plus qualifiée d’utiliser au mieux le capital créé. Toniolo (1998) le montre pour l’Europe.

Les politiques keynésiennes impulsées par les Etats débouchent sur la création de l’Etat providence (assurance sociale) qui vise à protéger l’ensemble des individus contre des risques tels que la maladie, le chômage ou la vieillesse.

 

Conclusion :

Les trente glorieuses sont une période de rattrapage économique impressionnante à comparer avec la rupture de 1914.

La croissance économique comporte des déséquilibres de fond : le système monétaire et l’inflation.

 

Références :

BLANCHETON, Bertrand : Histoire de la mondialisation, De Boeck, 2008

BOYER, Robert : Théorie de la régulation, La Découverte, 2004

CRAFTS, Nicholas & TONIOLO, Gianni dir. : Economic growth in Europe since 1945, Cambridge University Press, 1996

EICHENGREEN, Barry : European economy since 1945, Princeton University Press, 2006

FOURASTIE, Jean : Les trente glorieuses, Fayard, 1979

HALL, Peter dir. : The political power of economic ideas Keynesianism across Nations, Princeton University Press, 1989

MADDISON, Angus : L’économie mondiale 1820-1992, OCDE, 1995

TEMIN, Peter : The golden age of european growth reconsidered, European Review of Economic History, 2002

THOMAS, Jean-Paul : Les politiques économiques au XXe siècle, Armand Colin, 1990

TONIOLO, Gianni : Europe’s golden age: speculations from a long run perspective, Economic History Review, 1998

VERNON, Raymond : International Investment and International Trade in the Product Cycle, Quarterly Journal of Economics, 1966

20:55 Écrit par Guillaume ARNOULD dans Economie, Histoire |  Facebook | | |

23/06/2012

Elinor Ostrom

Le décès de la chercheuse en sciences politiques et lauréate du prix de la Banque de Suède en la mémoire d'Alfred Nobel de 2009 nous privera des réflexions particulièrement intéressantes qu'elle a produit dans le domaine des "biens communs".

Alors que l'analyse économique avait surtout explicité les statut des biens privés ou publics, ces biens particuliers où l'utilisation exclusive n'est pas possible alors que la consommation simultanée existe (une zone de pêche par exemple) formaient une quasi-anomalie théorique. Seule la "tragédie des communs" permettait de les appréhender dans une optique environnementale et écologique : face au danger de surexploitation, il faut fixer des quotas.

Le tour de force d'Ostrom a été de focaliser sur les nombreuses organisations mises en place dans le monde pour gérer les biens communs. En mobilisant des études empiriques et des références théoriques, elle a montré la variété et l'ingéniosité des individus pour préserver leurs ressources. Son oeuvre maîtresse avait été traduite chez l'éditeur De Boeck : Gouvernance des biens communs et constitue une référence incontournable pour cerner ce domaine (en attendant la publication d'articles inédits au Presses du Septentrion).

Pour aller plus loin sur cette auteure, des lectures :

Tiré du blog du Monde Diplomatique Puces savantes http://blog.mondediplo.net/2012-06-15-Elinor-Ostrom-ou-la...

Tiré du site web du magazine Alternatives Economiques http://www.alternatives-economiques.fr/la-pensee-d-elinor...

Son intervention à une conférence au Corum de Montpellier http://www.agropolis.fr/actualites/2011-hommage-elinor-os...

23:31 Écrit par Guillaume ARNOULD dans Actualité, Economie, Géopolitique |  Facebook | | |

14/06/2012

Keynes et les keynésiens

John Maynard KEYNES (1883-1946) est à l’origine d’un profond renouvellement de la pensée économique : on parle de révolution keynésienne.

Elève de Marshall, Keynes a mené plusieurs carrières : haut fonctionnaire, universitaire, financier et écrivain.

Personnalité ouverte à d’autres horizons : culture, philosophie, science …

Analyse marquée par la crise des années 30.

Q : pourquoi Keynes a proposé la bonne théorie au bon moment ?

 

 

I] Les fondements de l’économie keynésienne

Keynes va s’intéresser à des problèmes économiques de son temps.

 

  • La première guerre mondiale

Keynes se fait remarquer par son analyse des conséquences économiques de la première guerre mondiale : en 1919 il critique les conditions du règlement du conflit qui imposent de fortes réparations financières aux allemands. Le traité de Versailles va ruiner l’Allemagne et nuire à l’équilibre économique européen.

 

  • La monnaie

Ses recherches portent tout d’abord sur la question de la monnaie : jusqu’ici la théorie économique a toujours considéré la monnaie comme neutre (ce n’est que l’intermédiaire des échanges), Keynes estime que cela décrit mal les phénomènes monétaires.

Dans la Réforme monétaire (1923) il remet en question la vision classique de la monnaie : l’inflation n’est pas uniquement liée à la quantité de monnaie en circulation dans l’économie, elle dépend également du cycle économique. Les agents demandent plus de monnaie en période de croissance, ce qui accroît les prix à court terme alors qu’en période de récession, ils veulent posséder moins d’encaisses ce qui favorise la déflation.

Dans A treatise on money (1930) Keynes cherche à comprendre et à expliquer les fluctuations cycliques en passant par une théorie du mouvement des prix.

Pour Keynes, les mouvements cycliques dépendent des fluctuations des profits. Il faut donc analyser les écarts entre les prix et les coûts.

Keynes distingue entre deux types de biens :

- les biens de consommation

- les biens d’investissement

Il prend en compte le revenu (rémunération des facteurs de production), les profits (différence entre coût de production et recettes), l’épargne (part du revenu non consommée) et l’investissement (accroissement du capital pendant une période).

Selon Keynes, c’est le taux de profit qui explique que les entreprises investissent ou non : s’il dépasse le taux d’intérêt. Mais il remarque qu’une approche dynamique du profit suggère une sur-réaction des entreprises : l’augmentation du profit pousse les entreprises à investir beaucoup ; sa baisse les pousse à réduire fortement leurs dépenses. C’est une ébauche du mécanisme multiplicateur.

 

  • Philosophie économique

Dans ses Essais de persuasion (1931) il développe sa philosophie sociale : son approche de l’économie a pour but essentiel d’améliorer le système capitaliste (ni conservatisme, ni travaillisme) ; il prône le développement de la connaissance économique ; il critique certaines politiques (l’obsession financière de la City notamment) …

Ses œuvres forment les fondements d’une pensée qu’il va systématiser en 1936.

 

 

II] La Théorie générale de l’emploi de l’intérêt et de la monnaie

Livre fondateur d’une manière totalement différente de concevoir l’économie.

 

  • Une nouvelle approche

C’est dans ce livre qu’il opère réellement la révolution keynésienne en modifiant de fond en comble l’approche économique :

- au lieu de focaliser sur l’équilibre de long terme, il analyse l’économie dans le court terme

- au lieu de raisonner simplement sur les agents, il propose une réflexion d’ensemble sur l’économie (la macroéconomie)

- au lieu de considérer l’information comme parfaite, il pense que les agents sont dans l’incertitude

 

  • De nouveaux concepts

L’apport de Keynes vise plusieurs notions essentielles :

- la demande effective est le point de départ de l’analyse : elle fonde les anticipations

- les prix et les salaires ne s’ajustent pas rapidement : ils sont rigides

- l’épargne est un résidu de la consommation : elle n’est pas forcément investie

- la propension marginale à consommer diminue avec le revenu

- le chômage est involontaire : il découle d’une insuffisance de la demande effective

- un équilibre de sous emploi est possible

- la monnaie influence l’économie réelle : les agents possèdent de l’argent pour spéculer

- l’Etat peut intervenir pour relancer l’investissement

- l’investissement a un effet multiplicateur sur l’économie

Ouvrage novateur dans sa volonté d’intégrer l’ensemble des questions économiques.

 

 

III] Les prolongements de l’économie keynésienne

Après la publication de son œuvre clé, la pensée keynésienne a pris plusieurs directions.

 

  • Keynes après la Théorie générale

Il s’efforce de défendre ses idées dans des controverses : il s’oppose par exemple à Hayek, qui considère que l’action de l’Etat sur l’économie modifie l’équilibre monétaire et engendre des cycles.

Keynes conseille le gouvernement britannique pour mener la guerre : lutte contre l’inflation tout en visant la justice sociale.

Keynes critique la politique monétaire de l’étalon or : le fait de fixer la valeur de la monnaie en fonction du stock d’or détenu par un pays. Il s’oppose aux accords de Breton Woods, qui consacreront le rôle du dollar et de l’or dans le système monétaire international.

 

  • La synthèse

Certains auteurs cherchent à réconcilier l’approche keynésienne avec la théorie classique.

Hicks (1937) montre que l’on peut analyser l’équilibre économique en combinant les marchés des biens et services et de la monnaie : c’est le schéma IS LM (Investissement Epargne Liquidité Offre de monnaie). Le circuit keynésien est intégré à l’approche basée sur le marché.

Patinkin (1956) considère que l’approche keynésienne n’est qu’un cas particulier de l’économie de marché : si on considère les marchés des biens et services, de la monnaie et du travail simultanément, l’équilibre du marché ne peut être obtenu qu’en réduisant les rigidités.

Phillips (1958) montre que l’approche keynésienne reliée à l’approche classique induit une relation entre inflation et chômage : le niveau des prix dépend du marché du travail, plus le chômage augmente plus la progression des salaires diminue. La politique économique consiste à arbitrer entre chômage et inflation.

Samuelson prolongera l’analyse du multiplicateur et Solow introduira la théorie de la croissance : la révolution keynésienne sert à faire progresser l’économie classique.

 

  • Les post keynésiens

Rejettent la synthèse, souhaitent prolonger l’approche keynésienne sur ses propres fondements. Mais grands penseurs sans réelle unité.

Shackle (1949) prolonge Keynes dans son analyse de l’incertitude : le niveau de l’emploi dépend des anticipations de long terme des investisseurs. Or ces anticipations sont essentiellement subjectives.

Minsky (1975) insiste sur l’instabilité financière et son rôle dans le déclenchement des crises.

Robinson met en valeur le rôle de la concurrence monopolistique dans la répartition des revenus : une entreprise qui peut différencier ses produits est en situation de concurrence imparfaite, le raisonnement néoclassique ne peut s’appliquer.

Kalecki (1954) part de la concurrence monopolistique pour en décrire les effets macroéconomiques : la concentration et les monopoles vont modifier la formation des prix. Ils sont fixés en fonction de la demande et d’un taux de marge, avec un effet multiplicateur de l’investissement, ce qui peut créer une dynamique de chômage.

Pour Kaldor (1961) le comportement d’épargne des capitalistes fluctue : les profits dépendent de décisions d’investissement (passées) alors que les salariés dépensent leurs revenus (présents). Ce décalage peut nuire à la croissance car les capitalistes épargnent plus leurs revenus que les salariés, ce qui entraînera une réduction de l’emploi.

Robinson prolonge cette analyse en montrant que l’incertitude sur le taux d’accumulation et le taux de profit peut conduire à un décalage : si le taux d’accumulation désiré ne correspond pas au taux d’accumulation réalisé. Dans ce cas le taux de profit atteint est inférieur aux anticipations et conduit les entreprises à réduire l’emploi.

 

 

Conclusion :

Intérêt du keynésianisme : le goût de la controverse, le refus des explications simplistes.

Mais peu de rapport entre Keynes et keynésiens.

De plus « révolution » assez faible à côté des analyses de Marx ou Schumpeter.

 

 

Références :

HICKS, John : Mr Keynes and the classics, Econometrica, 1937

KALDOR, Nicholas : Accumulation du capital et croissance économique, in ABRAHAM-FROIS, Gilbert dir., Problématiques de la croissance, Economica, 1961

KALECKI, Michal : Théorie de la dynamique économique, Gauthiers Villars, 1954

KEYNES, John Maynard : Les conséquences économiques de la paix, Gallimard, 1919

KEYNES, John Maynard : La réforme monétaire, Editions du sagittaire, 1923

KEYNES, John Maynard : A treatise on money, MacMillan, 1930

KEYNES, John Maynard : Essais de persuasion, Gallimard, 1931

KEYNES, John Maynard : Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, Payot, 1936

KEYNES, John Maynard : Comment payer la guerre, L’Harmattan, 1940

KEYNES, John Maynard : La pauvreté dans l’abondance, Gallimard, 2002

PANTINKIN, Don : La monnaie, l’intérêt et les prix, Puf , 1956

PHILLIPS, Alban : The relation between unemployment and the rate of change of money wage rates in the United Kingdom, Economica , 1958

MINSKY, Hyman : John Maynard Keynes, Mc Graw Hill, 1975

SHACKLE, George : Expectations in economics, Cambridge University Press, 1949

ROBINSON, Joan : L’économie de la concurrence imparfaite, Dunod, 1933

ROBINSON, Joan : Essays in the theory of economic growth, MacMillan, 1962

SAMUELSON, Paul : Les fondements de l’analyse économique, Dunod, 1947

SOLOW, Robert : Théorie de la croissance économique, Armand Colin, 1970

10:26 Écrit par Guillaume ARNOULD dans Economie, Histoire |  Facebook | | |